David Rose, la révélation
Par Mikaël Filion – Un coup de pied au derrière, c’est tout ce qu’il fallait pour faire de David Rose un rouage important des succès du Junior de Montréal cette saison.
Avec un poste à perdre au sein de la formation montréalaise au terme de la dernière campagne, la prise de conscience a été immédiate pour le petit attaquant.
Pour la première fois de sa carrière, Rose a alors profité de la saison estivale pour établir domicile dans le gymnase, suer à grosses goûtes sur la patinoire et chasser à jamais la restauration rapide de ses habitudes alimentaires.
« J’étais dans une forme Junior AAA, pas Junior majeur, reconnaît-il. Le coach (Pascal Vincent) m’avait bien prévenu, si je revenais en meilleure condition, une place m’attendait au sein de cette équipe. C’est le coup de pied au derrière qu’il me manquait. »
À son arrivée au camp d’entraînement de l’équipe, en août dernier, Rose était maintenant prêt à accepter n’importe quel rôle, que ce soit sur le troisième trio, au sein de la quatrième unité ou même dans les gradins!
« C’est alors que Pascal m’a répondu : “pourquoi ne terminerais-tu pas meilleur pointeur de l’équipe? “»
Sept mois plus tard, en date du 10 mars, Rose partageait avec Trevor Parkes la tête des meilleurs pointeurs du Junior avec une récolte de 56 points (20 buts, 36 passes).
« J’ai gagné en confiance et réalisé que non seulement je peux jouer dans cette ligue, mais aussi y connaître du succès. »
Viser plus haut
C’est donc aux côtés des Louis Leblanc, Viktor Hertzberg, Trevor Parkes, Jérémy Gouchie et Philippe Lefebvre notamment, que Rose a démontré toute l’étendue de son talent.
« Avec des gars comme ça devant moi, jamais je n’aurais cru en début de saison récolter autant de points », confie Rose.
Le hockeyeur originaire de Longueuil a notamment profité de l’absence de plusieurs de ces piliers offensifs pour prendre la charge en offensive. « La plupart du temps, je me suis retrouvé donc sur la première ou deuxième ligne », rappelle-t-il.
Une fois tout le monde en santé, Rose est demeuré sur la première unité aux côtés de Leblanc et Hertzberg, complétant ces deux derniers à l’aide de son excellente vision de jeu. S’il n’a été muté à un autre trio que tout récemment, ses performances des derniers mois lui permettent de rêver aux rangs professionnels.
« Pour l’instant, ça va bien. Alors pourquoi pas viser plus haut? Obtenir juste une chance serait le summum pour un gars comme moi qui, il y a à peine un peu plus d’un an, évoluait encore dans le junior AAA. »
En attendant l’appel de l’Europe, de la Ligue de la Côte Est ou encore de la Ligue américaine, Rose se concentre bien sûr le Junior et sa course au championnat. Mais peu importe où se terminera l’aventure de son équipe cette année, une chose est certaine, Rose a trouvé sa place et n’a pas l’intention de la perdre.
« Je me vois encore avec ce chandail là sur le dos l’an prochain. Je suis chez moi ici et je veux y rester à titre de joueur de 20 ans. Je sais très bien que nous n’aurons pas une équipe aussi forte que cette année. Je devrai alors afficher encore plus de leadership », projette Rose.
Cette fois, parions que le coup de pied au derrière ne sera pas nécessaire. Il a compris.
CRÉDIT PHOTO – Junior de Montréal








































































